Bayern – OL : et pourtant...

Publié le par Bastien PYZ

 

...y'avait la place. L'Olympique Lyonnais s'est incliné en demi-finale aller de la Ligue des Champions sur la pelouse du Bayern Munich. 0-1, et peut nourrir quelques regrets. Car il s'agit d'un mauvais résultat sur le plan comptable, et encore plus mauvais quand on regarde la physionomie du match.

 

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Après une mise en jambes diesel (probablement intimidé par un public de feu et des tiffos magnifiques), l'OL est peu à peu monté en puissance dans la partie. Jusqu'à la 36ème minute, et un cadeau venu du ciel : l'expulsion de Franck Ribéry, qui n'en finit plus avec les galères (et qui, en se faisant sortir avant l'entrée en jeu de Govou, nous prive pour le coup d'avoir les rois de la nuit réunis sur la même pelouse). Le tacle est moche, Lisandro peut y laisser la cheville, et le rouge direct est largement mérité. A partir de là, on se dit que Lyon va gérer sa supériorité numérique. La fin de première mi-temps est d'ailleurs plutôt à leur avantage, avec notamment deux belles occasions, une frappe d'Ederson repoussée à l'arrache par Demichelis, et une autre de Kallström détournée par le brave Hans-Jorg Butt. Pas grave, ça finira bien par rentrer en deuxième mi-temps.

 

Eh ben justement, non, ça ne rentre toujours pas en deuxième mi-temps. Au contraire, ça sort, puisque Jérémy Toulalan remet les deux équipes à égalité numérique en recevant deux jaunes consécutifs en moins de cinq minutes. Certains crient à la compensation, mais il faut voir que si la faute pour le deuxième avertissement n'était vraiment pas évidente, pour ne pas dire inexistante (les deux joueurs ont le pied levé, et Toulalan joue le ballon), le premier jaune était déjà bien mûr pour la Toul', auteur d'un croche-pied volontaire sur Robben, et vient récompenser l'ensemble de son oeuvre. A dix contre dix, Lyon a ensuite énormément souffert physiquement et s'est fait prendre à son propre jeu. Un quart d'heure avec une possession de balle à 80% (source TF1) en faveur du Bayern, ça veut tout dire.

 

L'expulsion de Toulalan a donc coupé les jambes des Lyonnais. Celles de Lisandro par exemple, complètement isolé à la pointe de l'attaque lyonnaise, et qui aura passé sa soirée à courir dans le vide. Ou encore celles de Delgado et Cissokho, impeccables jusqu'au but de Robben, où aucun des deux ne le suit. Robben, lui, surfe sur une vague de bonnes performances pendant que Ribéry s'enlise jour après jour, et est en train de devenir le nouveau chouchou de l'Allianz-Arena. Pas encore celui de Van Gaal, qui lui a passé un énorme savon à sa sortie, car Robben n'avait pas envie de sortir et faisait la tête. Ah, ces battaves...

 

Toujours est-il que l'on reste sur notre faim. Dommage, car Lyon avait toutes les clés en main pour « faire un coup » à Munich, et ce Bayern là était largement prenable. Et plus que d'avoir encaissé ce but, c'est l'absence de détermination offensive qui laisse des regrets. En deuxième mi-temps, Lyon n'a tiré qu'une seule fois au but. En tout cas, une chose est sûre : il faudra marquer à Gerland. Mais aussi éviter d'encaisser, quand on connaît l'importance des buts marqués à l'extérieur en Coupe d'Europe (ce que n'a pas su faire Lyon). Et avec des gros problèmes de défense centrale en perspective (Toulalan suspendu, Bodmer et Boumsong blessés), ça ne sera pas une mince affaire...

 

 

 

Le match de TF1

Le chronomètre qui tourne, et toujours rien à l'horizon. Comme un exploit lyonnais, comme une finale d'Euro entre la France et l'Italie où les Bleus sont toujours menés à la 93', on n'y croyait plus. Trois minutes de temps additionnel (minimum) et toujours rien. Puis la voilà, dans les derniers instants, qui pointe le bout de son nez : la délivrance par Jean-Michel Larqué, qui surgit de nulle part pour lâcher à la dernière minute un « Thomas Muller, avec son physique de grand héros déplumé ». Un éclair de génie dans la nuit munichoise, qui ne suffit toutefois pas à sauver une prestation bien terne de TF1. Il faut croire que le voyage en minibus a considérablement épuisé nos commentateurs favoris, en petite forme (à moins que ce ne soit l'appréhension de Liza de retrouver son ancien club ?). Mais nul doute que CJP, Liza, Jean-Mimi & co se rattraperont la semaine prochaine...

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 Franz Beckenbauer se souvient encore de l'époque où il échangeait son maillot

avec celui d'un adversaire à la fin du match. Pas sûr toutefois que Liza

soit prêt à lâcher son blazer en croûte de Betisoak du Pays Basque...

 

 

Enfin, je voudrais décerner une mention spéciale à l'arbitre italien du match, Mr Rosetti, qui malgré l'expulsion assez litigieuse de Toulalan, est parvenu à tenir un match qui ne demandait qu'à partir en sucette, avec un public particulièrement chaud. Un match globalement maîtrisé, ce qui fut loin d'être le cas de Mr Olegario Benquerença, l'arbitre d'Inter-Barça, qui pour sa part nous a offert un concentré de ce que l'arbitrage peut présenter de plus agaçant : excès d'autorité, compensation de ses propres erreurs, coup de sifflet au moindre contact – aussi superficiel soit-il –, avantage systématique à la défense, pour éviter de se mouiller et de s'exposer en cas de but litigieux, etc, j'en passe, et des meilleures. Voilà, il fallait le dire, c'est dit.

 

 

 

LFPCeci est un communiqué de la LFP (Ligue Française pour le Proxénétisme)

 


 Ribery.jpgEn pleine tourmente médiatique, Franck Ribéry garde un petit faible pour les jeunes filles blondes

 des pays de l'Est. Tymoschuk n'a qu'à bien se tenir...

 

 

 

 

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Bastien 26/04/2010 00:44


J'accepte la comparaison ! Les CdF restent une référence, ainsi qu'une source d'inspiration, même involontaire...


Karim Hameg 26/04/2010 00:33


Pas mal, les vignettes façon "Cahiers du football".