C'est le bordel à Bordeaux

Publié le par Bastien PYZ

 

Rien ne va plus chez les Girondins de Bordeaux. Dans une situation sportive catastrophique (d'ores et déjà éliminés de la course à l'Europe), le club ne va pas mieux en interne. C'est dans ce contexte que Michel Pavon, figure emblématique des Girondins, a décidé de quitter le navire (ou plutôt la galère).

 

Pourtant, à en croire Jean-Louis Triaud, président des Girondins, le problème ne vient pas du terrain. Les coupables sont tous trouvés : arbitres d'un côté, journalistes de l'autre. Victimisation, acharnement, complot inter-gouvernemental..., tous les superlatifs sont bons pour tenter d'expliquer la situation actuelle.

 

Dans son formidable numéro de pleureuse, Triaud estime que son équipe est celle qui a le plus souvent été défavorisée par l'arbitrage depuis le début de la saison, enquête du journal L'Equipe à l'appui (une source étonnante quand on sait la propension démesurée de Triaud à taper sur les doigts des journalistes dès que l'occasion se présente, soit dit en passant).

 

Ce que Triaud ne dit pas, c'est que Bordeaux a bénéficié de deux points venus d'ailleurs, grâce à l'erreur d'arbitrage la plus monumentale de la saison : j'ai nommé le Bordeaux-Nancy de la 13ème journée, avec une déviation de Wendel (de la main) qui n'a jamais franchi la ligne. Chacun voit midi à sa porte, comme on dit.

 

Mais Monsieur Triaud, avant de taper gratuitement sur les arbitres et les journalistes, et de noyer le poisson comme vous savez si bien le faire, ne vaudrait-il pas mieux vous interroger sur les véritables causes du naufrage girondin, et placer les principaux intéressés devant leurs responsabilités ?

 

A commencer par l'équipe dirigeante (dont vous faites partie), en charge du recrutement. Le constat est simple : une grosse moitié de l'effectif actuel était du quart de finale de Ligue des Champions face à l'OL, il y a de cela un an à peine. Carasso, Chalmé, Ciani, Planus, Trémoulinas, Diarra, Fernando, Plasil, Jussiê, Wendel, Gouffran. Soit 11 joueurs. Soit une équipe au complet.

 

Il faut donc chercher l'erreur dans la partie « tangible » de l'effectif. Les départs de Gourcuff et Chamakh, les deux piliers de l'épopée européenne de la saison 2009-2010, ont laissé un vide énorme dans l'effectif girondin. Un vide censé être compensé par les arrivées de Ben Kalfallah et Modeste (rires). Cherchez l'erreur (sans parler du cas Maazou, reparti aussi vite qu'il est arrivé après ses déclarations hallucinantes).

 

Tigana ne peut donc pas être lavé de toute implication dans cette affaire : ces joueurs, c'est aussi lui qui les a demandé. Non seulement, ces paris se sont révélés perdants, mais en plus de ça, le bon Tigana n'est pas parvenu à mobiliser les éléments importants de son groupe. Et on ne me fera pas croire que des joueurs qui se sont hissés en quart de finales de Ligue des Champions l'an dernier sont soudainement devenus des joueurs tout justes bons à jouer le milieu de tableau de la Ligue 1.

 

Toujours est-il que Tigana, vivement contesté par bon nombre de supporters depuis plusieurs semaines déjà, est sous pression, et sur la sellette. De là à imaginer qu'il emboite le pas de Pavon, il n'y a qu'un pas...

 


BORDEAUX_TRIAUD_TIGANA_2401.jpg

Sourire de circonstance pour Tigana et Triaud la pleureuse

 

 

Commenter cet article

Bastien PYZ 26/02/2011 14:03


Tant que ça ? Merci :)


@lexis 25/02/2011 09:35


Bon retour après tes 4 mois de vacances de blog !!!