Dossier : le point sur la situation médicale du PSG

Publié le par PYZ Bastien

 

Chaque année, on la redoute. Chaque année, elle fait des ravages. Et cette année, elle a encore frappé : la traditionnelle crise de janvier au PSG. Après un début de saison synonyme de guérison qui a laissé croire que le PSG pourrait enfin se mêler à la course pour la Ligue des Champions (voire à la lutte pour le titre pour les plus rêveurs d'entre nous), le club a enfin retrouvé une place moins conforme à son standing. Entre temps, la grippe A est passée par là. Mais comme tout le monde le sait, la pandémie grippale est bel et bien terminée (et le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière franco-allemande), alors que les complications du PSG, elles, sont toujours là, ce qui veut bien dire que le mal est plus profond.

 

Pour les supporters, fidèles parmi les fidèles au chevet du patient parisien, la cause de cette déchéance est toute trouvée : Colony Capital, le consortium d' « investisseurs », auquel on reproche justement de ne pas investir suffisamment d'argent frais dans la recherche de nouveaux talents. Ce serait avoir la mémoire bien courte (Alzheimer ?) que d'oublier que les deux dernières recrues recrues admises au PSG se nomment Erding et Jallet, et que ça faisait très longtemps que le PSG n'avait aligné deux vaccins contre la morosité ambiante d'affilée (qui a dit Everton – Souza ?).

 

Ce serait aussi faire abstraction du fameux « contexte parisien » qui pèse forcément sur les résultats. Le PSG, c'est le club de la capitale, donc le club le plus médiatisé. Le PSG, c'est un grand nom du foot français, mais pas forcément le plus impressionnant sur le papier, ce qui en fait une cible privilégiée pour les « petits » qui veulent « taper un gros ». Beaucoup d'équipes viennent au Parc pour jouer le match de leur saison. Prenez Stéphane Ruffier par exemple. Eh bien lui, je peux vous assurer que dans sa forme olympique de mercredi soir, la frappe de McFadden, il l'aurait arrêté.

 

Le contexte parisien, c'est aussi évidemment son public, dont on aimerai tant souligner la fidélité et l'implication (le nombre de supporters qui sont de tous les déplacement parle de lui-même), mais trop souvent rattrapé par sa connerie. Une connerie qui a atteint son summum le weekend dernier, ou les ultras en déplacement au stadium Lille-métropole se sont adonnés à une petite partie de pains perdus avec distribution gratuite, le tout entre gens de bonne constitution (entre eux quoi). Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, les supporters du PSG s'en sont également pris à leur leader naturel Sammy Traoré, avant que celui-ci ne se fasse cambrioler (on lui aurait dérober sa collection de casquettes).

 

Mais la vraie explication est toute autre : le PSG est en fait touché par une épidémie de scoumounite aigüe dont les premiers symptômes sont une infirmerie bien remplie. En effet, l'effectif parisien a rarement été épargné par les blessures, décimé qu'il est par les petits bobos en tous genres depuis le début de la saison. Erding s'est blessé dès son arrivée. Pour son retour à la compétition, il a cédé son pass médical à Guillaume Hoarau, qui squatte l'infirmerie depuis le mois d'octobre. Si bien que les deux remèdes miracles aux maux offensifs parisiens n'ont quasiment jamais été alignés ensemble cette saison. Ajoutez à cela la cheville rotative de Coupet, et voilà tous les ingrédients réunis pour une parfaite série noire.

 

Mais si cette scoumounite est aussi dévastatrice, c'est surtout parce qu'elle se retrouve sur le terrain. Contre Guingamp, pensionnaire malade de Ligue 2, la frappe chirurgicale de Giuly touche la barre, Sakho marque contre son camp, toujours avec la même précision chirurgicale. Lille avait décidé de terminer sa série de victoire à trois but ou plus en apothéose face au PSG (depuis, défaites à Sochaux et à Colmar). Face à Monaco, les Parisiens touchent cette fois les montants à deux reprises, tombent sur la muraille Ruffier, Edel marque contre son camp (certainement affaibli par la polémique sur son identité, on en revient au contexte parisien). C'est ce qu'on appelle une spirale négative avec facteurs aggravants.

 

Mais comme toute série de victoires à la Lilloise, la spirale négative du PSG a une fin. Et l'heure du changement semble avoir sonné. Saint Hoarau is back, Stéphane Sessegnon a décidé d'abréger ses vacances avec la sélection béninoise en Angola. Mais surtout, et c'est sans doute ça qu'il faut retenir, le PSG semble être sorti de son état de mort clinique diagnostiqué en championnat contre Lille ou Guingamp, il suffit d'avoir vu le match contre Monaco pour s'en convaincre.

 

En tout cas cet après-midi en Coupe de France, Hoarau et Erding seront enfin alignés ensemble et offriront peut-être au PSG la possibilité de se ressourcer contre Evian Ta Gueule (déclarée source de jaunisse par anticorps). Une piqure de rappel qui conditionnera probablement la fin de saison du club de la capitale, et qui nous en dira un peu plus sur le pronostic vital du PSG. Ou pas.


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Avec Erding et Hoarau, la section médicale du PSG a de beaux jours devant elle


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Bastien 25/01/2010 21:36


Merci pour le compliment, je transmet à la directon :)


mascotten83 25/01/2010 10:19


Merci pour ton article sympa :-)