Brandao, ce héros

Publié le par Bastien

 

 

Après Dortmund au tour précédent, l'OM a ajouté l'Inter Milan a son scalp, au moment où plus personne n'y croyait. Plus personne, sauf Brandao, auteur d'un improbable enchaînement contrôle du dos à 360° - frappe du gauche à la dernière minute qui expédie l'OM en ¼ de finale de la Ligue des Champions. Décidément, on aura tout vu.

 

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Tout avait pourtant commencé par une intervention on ne peut plus banale signée Frédéric Calange : « Bonsoir messieurs, un point sur les conditions de jeu : elles sont idéales ». Jusque là, rien ne laissait présager du scénario hitchcockien qui allait se dérouler sous les yeux des quelques 70.000 spectateurs présents à Giuseppe Meazza, dont 5.000 marseillais en déplacement (on les reconnaît facilement, ce sont ceux qui réussissent à rentrer dans le stade avec des bombes agricoles dans leur sac à dos).

 

Pour l'occasion, Didier Deschamps avait ressuscité le carré magique, revu et corrigé à sa sauce, histoire de « densifier l'entrejeu », comme on dit. Nkoulou, Diawara, Diarra, Mbia : Platoche & co peuvent aller se rhabiller. Ranieri quant à lui, avait décidé de rajeunir son onze de départ, en titularisant notamment Nagatomo à la place de Chivu au poste de latéral gauche. L'occasion pour le japonais de pulvériser le record de fautes en une mi-temps, conséquence d'un jeu marseillais qui a très nettement penché sur son côté avec le duo qui coûte cher en flocage : Amalfitano – Azpilicueta.

 

Les meilleures occasions étaient toutefois milanaises, et auraient pu faire mouche sans un Mandanda on fire. Une première fois sur une frappe de Sneijder à bout portant, consécutive à un débordement de Zanetti, 38 ans. Une deuxième fois sur une volée de la poitrine de Milito. Vous l'aurez compris, c'était la soirée des gestes improbables. Même Alou Diarra y est allé de son retourné acrobatique.

 

En dehors de ça, pas grand chose à se mettre sous la dent dans un match plutôt fermé où le talent a eu du mal à s'exprimer. Et pour cause, Jean Dujardin, Gilles Lelouche, Frédéric Thiriez, André-Pierre Gignac : les artistes étaient en tribune. Le match s'est donc longtemps résumé à un attaque-défense entre une formation intériste brouillonne et une formation olympienne qui l'a joué à l'italienne.

 

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André-Pierre Gignac a enfin trouvé sa place à l'OM

 

 

Jusqu'à la 75ème minute, moment choisi par Milito, le Pippo Inzaghi de l'Inter, pour sortir de sa boite. A ce moment là, on voit mal l'OM revenir dans le match. D'autant plus lorsque Frédéric Calange annonce que Brandao va remplacer Loïc Rémy.

 

Et pourtant, le miracle se produit... Le pénalty concédé à la toute dernière minute ne change rien, si ce n'est que Mandanda, exclu, sera suspendu pour le quart de finale aller. Selon toute « vraisemblance », c'est donc Gennaro Bracigliano qui gardera les buts de l'OM au prochain tour. Et ça, c'est beau.

 

L'OM sera donc le seul club français présent en quarts de finale de Ligue des Champions, et confirme la théorie selon laquelle les clubs français ne sont jamais aussi bon que lorsqu'on ne les attend pas. L'inverse est tout aussi vrai. Demandez à Jean-Michel Aulas ce qu'il en pense.

 

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Les Marseillais ont dédié leur qualification à André-Pierre Gignac

 

Bonus : Un B qui veut dire Brandao (en chanson)


 

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sex shop 18/06/2012 23:48

merci bon post