Exclusif : la lettre de Nicolas Sarkozy à Philippe Delaye

Publié le par PYZ Bastien


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Après l'annonce du forfait de David Beckham pour la Coupe du Monde en juin prochain (rupture du tendon d'achille), on a appris que le Montpellierain Philippe Delaye sera lui aussi privé de Mondial sud-africain en raison d'une rupture du ligament antérieur du genou. Un coup dur pour l'équipe de France de Domenech qui comptait sur l'expérience du Montpellierain, pressenti comme 23ème de la liste dans la lignée des Chimbonda et autre Dhorasoo.

 

Surfant sur la vague initiée par le député François-Michel Gonnot (celui qui a réclamé la tête de Domenech) de politiques qui se servent du football comme d'un argument de campagne électorale, Nicolas Sarkozy s'est emparé du dossier sans plus tarder, deux jours seulement après la claque reçue par l'UMP aux élections régionales.

 

Aussitôt informé de la sinistre nouvelle, le Président de la République a tenu à prendre sa plume, chamboulant son programme présidentiel aussi chargé qu'un calendrier de Ligue 1, pour adresser un message de soutien sous forme de lettre ouverte à l'attention de Delaye (comme l'a fait du reste son homologue britannique, le Prime Minister Gordon Brown, avec Beckham). Une lettre que l'envoyé spécial de Transversale(s) à l'Elysée est parvenu à intercepter, et que voici donc en exclusivité.

 

 

 


 

Ecoutez Monsieur Delaye,

 

C'est avec une immense tristesse que j'ai appris la grave blessure dont vous avez été victime ce jour. Et je le dis comme je le pense : c'est un grand coup de massue. Non seulement pour vous, mais aussi pour l'équipe de France, pour la France entière, la France d'en haut, la France qui gagne. Aujourd'hui, la France perd un grand homme.

 

Monsieur Delaye, si j'ai tenu à vous adresser ce message de soutien, c'est pour vous témoigner mon admiration, parce que vous avez réussi là où j'ai échoué : vous avez su faire l'unanimité dès le premier tour de terrain à la Mosson, tout en vous construisant une côte de popularité jusqu'à présent inégalée auprès de vos supporters à l'échelle régionale. Pour cela, vous avez tout mon respect.

 

Mais malgré cette petite divergence qui nous oppose, nous avons également de nombreux points communs Monsieur Delaye. Vous et moi, nous nous battons sur le même front, nous sommes engagés dans le même combat : travailler plus pour gagner plus. En ayant accepté de jouer en CFA, à 34 ans, pour arrondir vos fins de mois, vous militez activement pour l'emploi des séniors, et vous envoyez en même temps un grand message d'espoir à une jeunesse qui en a terriblement besoin en ces temps de crise. Notre jeunesse a besoin de modèles ; vous êtes incontestablement de ceux-là.

 

Un employé fidèle et dévoué comme vous l'êtes, c'est aussi une véritable richesse pour une entreprise comme la vôtre. Une entreprise gérée de main de maître par un entrepreneur « à la française » – il faut le dire – qui, d'après ce que j'ai cru comprendre, a fait fortune en ramassant les ordures. Mais croyez-moi, je suis tout à fait convaincu que vous ne faites pas partie de cette dernière catégorie Monsieur Delaye, je n'en doute pas une seule seconde.

 

Car entre nous Monsieur Delaye, c'est de gens comme vous dont la France a besoin. Pas de petites tarlouzes comme Benoit Pedretti, ou de sous-hommes comme Laurent Fabius (qui a effectivement – je le dis comme je le pense – une tronche pas très catholique). Votre absence en Afrique du Sud sera donc une immense perte pour l'équipe et pour le sélectionneur national qui devra composer sans vous (si toutefois la coalition François-Michel Gonnot / Guy Chambily – qui pourrait prendre des formes de triangulaire avec le ralliement de Rama Yade – n'en vient pas à bout d'ici là).

 

Néanmoins, j'ose espérer que votre absence ne sera pas trop préjudiciable à l'équipe de France – voire au contraire, qu'elle renforcera l'état d'esprit des joueurs, contribuera à construire une union sacrée autour d'un objectif commun (je peux même vous envoyer Carla si ça peut vous aider à souder le vestiaire), et permettra à la France d'aller décrocher ce trophée si prestigieux qu'est celui de la Coupe du Monde – inspiré par le Français Jules Rimet, faut-il encore le rappeler.

 

Je terminerai donc cette lettre sur une note d'optimisme ; malgré les difficultés rencontrées sur le marché national, je ne doute pas une seule seconde que l'équipe de France parviendra à bien s'exporter en Afrique du Sud, je tiens à vous l'assurer. J'ai donc simplement envie de dire : oui, nous le pouvons !

 

Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un prompt rétablissement Monsieur Delaye, en espérant vous retrouver dès les prochains Jeux Olympiques.

 

Cordialement,

 

Nicolas S., Président de la République Française

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fabien7474 26/03/2010 22:35


Pour terminer sur Desproges, son meilleur ouvrage est selon moi "Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis"


fabien7474 26/03/2010 22:32


Et en plus Desproges pourrait t'être une nouvelle source d'inspiration...


fabien7474 26/03/2010 22:31


Alors un conseil : lis du Desproges. Etant donné ton style d'écriture et ta manière de penser, tu devrais certainement aimer. Je te conseille "Chroniques de la haine ordinaire" pour commencer.


Bastien 26/03/2010 22:28


Non, je ne lis pas Desproges. Comment peut-on ne pas aimer le foot ?? Il va falloir que je me penche sur la question (et sur le bonhomme) :)


fabien7474 26/03/2010 21:52


Malheureusement je n'ai pas trop le temps. Mais je lirai les nouveaux à venir, assurément.
Question sans importance : est-ce que tu lis Desproges (qui lui destestait le foot)?