Faites entrer l'occasion

Publié le par PYZ Bastien

 

Faites entrer l'occasion



Après une petite période de laisser-aller propre aux fêtes de fin d'année, me revoici avec une nouvelle rubrique sur Transversale(s) : les parodies d'émissions tv. La série avait à l'époque été inaugurée sur coupfranc.fr avec "30 millions d'omis" (link), sans suite.
Vous connaissez certainement « Faites entrer l'accusé », l'émission présentée par Christophe Hondelatte sur France 2, qui retrace le parcours des plus grands criminels du XXème. Peut-être pas « Faites entrer l'occasion ». A l'aube de la nouvelle année 2010, et à l'heure des bilans et autres rétrospectives, Transversale(s) a souhaité revenir sur le plus grand criminel de l'année 2009 qui vient de s'achever : Thierry Henry, alias « La pieuvre des Ulis ».

 


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La séance tactique par Christophe Hondelatte, ça prend tout de suite des proportions plus sérieuses que la palette à Doudouce...

 

 









Avertissement au lecteur : pour profiter au maximum de ce qui suit, cette séquence se déguste accompagnée de la bande son vidéo ci-dessous.

Par ailleurs, le contenu est susceptible de heurter la sensibilité de certaines personnes (les Irlandais surtout).


 

 


Situons d'abord le contexte : nous sommes le 18 novembre 2009. France – Irlande, barrage retour décisif qui doit décider qui des Bleus ou des Verts iront en Afrique du Sud disputer la Coupe du Monde.

 

Ce soir-là, il fait un froid glacial au Stade de France, de quoi se geler les mimines. Pourtant, à la surprise générale, le meilleur buteur de l'équipe de France, Thierry Henry, ne porte pas de gants. Étrange, serait-on tenté de penser. Sauf qu'il y a une raison à tout cela, les Irlandais l'apprendront bien malgré eux par la suite...

 

Mais revenons sur la physionomie de la rencontre. Dans une partie hachée, les Bleus souffrent, pris à la gorge par une ouverture du score comme un coup de poignard dans le dos. Le souvenir de Croke Park, un match aller qu'ils n'ont pas su tuer, est dans tous les esprits. Pourtant, l'équipe de France n'a pas le choix : elle doit marquer. Question de vie ou de mort.

 

Vient alors la 104ème minute du match. Sur un coup-franc à priori sans danger, Thierry Henry surgit au beau milieu de la nuit parisienne. Il dégaine le premier et déploie sa fameuse tentacule. Sa main dévie la trajectoire du ballon vers son complice William Gallas, alias « L'arme fatale », qui finit le travail sans scrupule et ne laisse aucune chance à sa victime.

 

Les Irlandais ont tout vu. Le stade entier a tout vu. Mais l'arbitre, dépassé par les événements, laisse faire et ne siffle rien. Les protestations verbales et autres recours administratifs des Irlandais n'y feront rien ; l'Irlande et son sélectionneur transalpin Giovanni Trapattoni se font voler, façon braquage à l'italienne, la France poursuivra son aventure en Coupe du Monde, tandis que l'affaire Henry restera gravée dans les archives de la FIFA comme une des plus grandes erreurs judiciaires que le football professionnel ait connu.

 

Aujourd'hui, Thierry Henry est devenu l'ennemi public n°1, malgré une manière de faire assez conventionnelle et peu originale. En effet, au panthéon du grand banditisme, il rejoint Diego Maradona, alias « La main de Dieu », ou encore son disciple Lionel Messi, alias « Little Big Man » qui ont avant lui donné ses lettres de noblesse à la main baladeuse.

 

Toujours est-il que celle d'Henry pourrait continuer de sévir et de faire des victimes sur les terrains de football du monde entier. Et elle continuera de le faire tant que les matchs ne seront pas placés sous l'oeil bienveillant des caméras de sécurité...


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Convoqué dans le vestiaires des arbitres après match, Thierry Henry sait parler aux hommes en noir :

« Bon ok les gars, je vous met 500 000 € sur votre compte aux îles Caïmans et on en parle plus »












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PYZ Bastien 05/01/2010 16:13


PS : cette fois-ci c'est moi qui ai choisi les liens publicitaires, je trouvais qu'ils collaient bien avec le sujet de l'article...