France - Autriche : c'est ça la France qu'on aime !

Publié le par Bastien

 

Comme je vous l'annonçait avant ce match, c'est une équipe de France largement remaniée qui accueillait l'Autriche au Stade de France. Pourtant, malgré neuf changements dans le onze de départ par rapport au match face aux Féroés (seul Govou et Henry ont débuté les deux matchs), la qualité de jeu ne s'en est pas ressentie, bien au contraire.

 

Avec une équipe bis, la France s'est donc imposée 3-1, et avec la manière. Sur la lancée du match face aux Féroés, mais cette fois face à une opposition de bien meilleure facture, les Bleus se sont rassurés. De bon augure en vue des barrages au mois de novembre.

 

Et en même temps, on ne peut s'empêcher de s'arracher les cheveux (ou de se ronger les ongles pour les plus dégarnis d'entre nous), quand on sait que c'est face à ces mêmes autrichiens que les français s'étaient inclinés 1-3 lors de la première journée des éliminatoires. Une mauvaise entrée en matière qui a conditionné toute la campagne des Bleus et qui coûte très très cher au final.

 

Mais bon, on ne va pas refaire l'histoire. On retiendra simplement de cette rencontre qu'un véritable groupe France d'un peu plus d'une vingtaine de joueurs se dégage enfin (oui, un groupe est né comme dirait Raymond), et le sélectionneur sait désormais qu'il peut compter sur tout son monde sans exception, et surtout sans que le niveau de l'équipe n'en soit altéré. Et ça, c'est une vraie bonne chose.

 

France – Autriche en détails

 

  • A l'entraînement, les joueurs de l'équipe de France portait un t-shirt au nom de la FAO, un organe associé aux Nations Unies qui milite contre la faim dans le monde. Après les dernières révélations sur l'utilisation des dons au sein des associations humanitaires, pas sûr cependant que le public se montrera très généreux...

  • Benzema tient enfin son match référence en équipe de France, avec en prime une belle tête plongeante pour l'ouverture du score, et un défenseur enrhumé sur un enchaînement double-contact-petit-pont plutôt sympathique (fais pas la gueule...). Manque plus qu'un petit sourire pour fêter ça et un autre pour l'interview de David Astorga et la copie sera parfaite...

  • Jaloux de son pote Karim, Florent Malouda s'essaye lui aussi au double-contact avec la même réussite, alors qu'Henry contrôle en porte-manteau à l'envers

  • Pendant ce temps, Gignac voit toujours la vie en Bleu et s'offre un superbe troisième but en deux matchs avec l'équipe de France. Avec le sourire en plus...

  • Les trois avants-centres qui ont foulé la pelouse du Stade de France ce soir ont marqué (Henry – Benzema – Gignac). Trezeguet va peut-être devoir patienter...

  • Simulation grotesque de Rod Fanni (par ailleurs auteur d'un bon match) qui récolte quand même un pénalty pour le deuxième but de Thierry Henry. Ca va chambrer sévère à son retour au Stade Rennais...

  • « Sissoko me rappelle beaucoup Patrick Vieira dans sa verticalité » (David Astorga). J'ai beau la retourner dans tous les sens celle-là, je n'ai toujours pas saisi...

  • En déplacement au fin fond de la Bretagne profonde samedi dernier à Guingamp, l'équipe de France voulait se rapprocher de ses supporters. Ce soir, ce sont les supporters qui se sont rapprochés des joueurs. Un peu trop même pour certains qui passeront la nuit au poste de police avec une bonne interdiciton de stade à la clé...

    Voici le nouvel homme de terrain de TF1 pour remplacer David Astorga (crédits photo : Daylife)



     

 

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Bastien 15/10/2009 11:53


@ _rem : les petits détails qui font la différence, les grands joueurs qui se révèlent, le petit coup de pouce du destin (de l'arbitre), et ce qu'il faut pour le provoquer (le destin) = tous les
ingrédients qui font une grande équipe non ? :)

Plus sérieusement, je ne sais pas. Les dernières performances avant les Féroés étaient tellement décevantes que je me réjouis d'un match où on marque trois buts avec la sensation de pouvoir en
marquer autant de plus. A tort peut-être, mais ça l'avenir proche nous le dira...

Et sinon, c'est vrai qu'il est fort ce David Astorga. Après Gourcuff le nouveau Zidane, Sissoko le nouveau Vieira... Alors oui, même poste et même style de jeu, tous les deux costauds et tous les
deux blacks mais bon... Le genre de comparaison presque cliché et limite désagréable, d'autant plus étonnant venant de sa part.

Sinon, Astorga s'est encore pris un vent mémorable avec Domenech à la mi-temps :
"Raymond, on a vu Gignac et Gomis à l'échauffement, à quel moment vont-ils rentrer ?"
Réponse du Ray : "A la 60ème, je fais toujours mes changements à ce moment-là comme tout le monde le sait"...
Avec en plus cet air presque dédaigneux comme Ray sait si bien le faire, nul doute qu'Astorga a du apprécier...


_rem 15/10/2009 09:29


je fais parti de ceux qui se rongeait les ongles pendant le match!

sorry mais je reste moyennement convaincu. On marque sans créer véritablement un jeu: le premier arrive sur une erreur autrichienne alors que la possession était à l'avantage des autrichien. LE 2e
n'en parlons pas. Et le 3e est une action perso de Gignac.

C'est vrai il y a des signes encourageant (les gestes techniques) et c'est le résultat qui compte mais ce n'est pas rassurant.

au fait tweet d'astorga hier: "Pat vieira vient de m envoyer 1 texto pr me dire que sissoko ne lui ressemble pas ha ha ha."