France-Roumanie : mission accomplie

Publié le par Bastien PYZ

 

Ouf. On peut pousser un grand ouf de soulagement après une victoire de l'équipe de France face à la Roumanie qui a mis du temps a se dessiner. Car jusqu'à la 83ème minute synonyme de délivrance, c'est surtout de la frustration et de l'impuissance que l'on a ressenti. Longtemps, les Bleus se sont heurtés à un véritable mur défensif et un gardien en état de grâce, procédant par à-coups, et incapables de maintenir la pression sur le but adverse.

 

Comme souvent dans ce genre de match, on regarde le chrono tourner, et plus le temps passe, et plus on se dit que ça sent le pâté. On a même cru a un remake de France – Biélorussie au moment où Lloris a été sauvé par son poteau. Heureusement, les Bleus – qui ont également touché du bois par deux fois (poteau extérieur pour Benzema et barre pour Valbuena) – ont su forcer la décision en fin de match pour s'emparer seul de la première place du groupe.

 

Mais malgré la victoire, il ne faut pas oublier que tout ne fut pas parfait, notamment sur le plan tactique. Le système de jeu à deux milieux défensifs et un seul attaquant de pointe présenté par Laurent Blanc reste très discutable (et soit dit en passant, j'en connais qui se sont fait allumer pour moins que ça. Raymond, si tu nous écoutes...). Car Alou-M'Vila, c'est un peu la même chose que Lassana-Toulalan. Quel intérêt de jouer avec deux milieux défensifs contre une équipe vouée à rester dans son camp ?

 

Heureusement pour lui, Laurent Blanc a été sauvé par son coaching, qui paraissait pourtant tout aussi discutable. Le président s'est contenté de faire du poste pour poste en remplaçant Benzema, Nasri et Valbuena par Rémy, Gourcuff et Payet. La fin de match lui a donné raison. N'empêche, on aurait bien aimé voir un mec comme Gameiro (même pas sur le banc hier soir) venir épauler en attaque un Benzema dont l'isolement et les décrochages répétés n'ont pas été sans rappeler un certain Nicolas Anelka à la belle époque.

 

Au final, on retiendra que l'essentiel est assuré : la victoire et la première place du groupe. Cerise sur le gâteau, on a pu observer une chose qui se faisait rare ces derniers temps : de larges sourires sur les visages des joueurs qui en disent long sur la joie de vivre et l'état d'esprit de ce groupe. Il n'en fallait pas plus pour que le public du Stade de France, qui a encore une fois répondu présent, se remette à vibrer.

 

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Les notes

 

Lloris (6) : une parade main opposée pour les photographes, avant d'être sauvé par son poteau. C'est, paraît-il, la chance des grands gardiens. Le jeu au pied catastrophique fait également partie des caractéristiques du gardien de but.

Réveillère (7) a livré une prestation sérieuse, n'hésitant pas à prendre son couloir et à combiner avec Valbuena. On aimerait le voir plus souvent en Bleu, même quand Sagna n'est pas blessé.

La charnière Rami-Mexès (7, tarif de groupe) s'impose au fil des matchs : autoritaire, rassurante, pas vraiment inquiétée. La persévérance de Blanc paye déjà.

Clichy (5) a encore failli coûter trois points aux Bleus en se faisant contrer sur un ballon de relance. Ça commence à faire beaucoup pour un seul homme.

Alou Diarra (8) s'est comporté en bon capitaine. Impérial dans le jeu aérien, très costaud dans les duels, comme d'habitude. Une passe décisive assez improbable en prime, c'est plus rare.

M'Vila (6) : il a gratté plusieurs ballons et bouclé ses 42.195km de marathonien, comme d'habitude. Ses très bonnes performances en équipe de France ont sans doute fait de lui un titulaire indiscutable aux yeux de Laurent Blanc, même si son utilité dans ce genre de match reste à démontrer.

Nasri (7) a mis du temps à rentrer dans son match, mais est peu à peu monté en puissance pour faire parler sa justesse technique. Une passe « Luchesque » pour Malouda en première période qui aurait mérité meilleur sort. Peut-être qu'avec Gignac...

Valbuena (6) nous a fait du Valbuena tout craché : de l'envie, des crochets, des débordements, et une barre transversale en mode « feuille morte ».

Malouda (5) deviendrait presque aussi agaçant qu'Anelka : depuis le temps qu'on entend parler de lui à Chelsea, on aimerait bien qu'il soit aussi étincelant en équipe de France. On attend, toujours.

Benzema (6) a confirmé qu'il est bien l'avant-centre n°1 de la nouvelle équipe de France. Mériterait d'être soutenu par un deuxième attaquant pour pouvoir pleinement s'exprimer. Karim le magicien a tout de même réussi à toucher le poteau sur une frappe qui passe loin du but (dixit TF1).

Les remplaçants (9, tarif de groupe) : un but pour Rémy, un but pour Gourcuff, une passe déc' pour Payet : que demande le peuple ?

 

PS : il faut souligner que malgré le contexte politique français actuel, hostile aux Roms, il n'y a eu aucune expulsion ce soir. C'est dit.

 

 

 

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christine 10/10/2010 16:08


on ressent vraiment un vrai soulagement dans tes propos et il ne faudrait pas grand chose pour que tu retouves un nouvel engouement pour cette équipe qui renaît de ses cendres sous la houlette de
Laurent Blanc ( je dis ça , mais bon , je n y connais pas grand chose en foot ) bisous mon petit garçon