Joyeux anniversaire Mamadou

Publié le par PYZ Bastien

 

Quand j'ai commencé à écrire cet article, j'avais plutôt pensé à un titre comme « Sakhommence à bien faire » (je sais, elle était facile). Mais en fouillant un peu, je me suis aperçu qu'aujourd'hui, samedi 13 février, Mamadou Sakho fête ses 20 ans. 20 ans, ah, le bel âge... Et comme je suis de nature plutôt généreuse, je me suis dit qu'un petit cadeau (empoisonné, certes) ne ferait pas tâche dans la saison pourrie que vit le PSG, et donc Sakho. Voilà pour les présentations : bon anniversaire Mamadou, maintenant on peut passer à la suite (et ça, ça fait moins plaisir).

 

On connaissait déjà Maradona et sa Main de Dieu, la "Mano de Dios", ou encore celle de Thierry Henry. Désormais, il faudra aussi faire avec la main de Sakho, la "Sakho Mano". Mardi dernier, le jeune parisien a baffé un journaliste du Parisien en conférence de presse. Motif : celui-ci pointait du doigt les sorties nocturnes du jeune homme la veille d'un certain PSG-Lorient. Quoi de plus naturel quand on sait la prestation indigne "offerte" par les Parisiens sur ce match (défaite 3-0). On a même appris que Sammy Traoré aurait lui-aussi sorti la boîte à gifles contre un supporter hier. Sauf qu'il y a une grosse différence entre Traoré et Sakho.

 

Sammy Traoré, c'est un peu la bonne poire du PSG. Le déconneur, le Franck Ribéry du vestiaire parisien quand tout va bien ; mais aussi la tête de turc préférée des supporters quand ça va mal. Et comme en ce moment on peut dire que ça va plutôt mal au PSG, le brave Sammy s'en prend plein la gueule. On peut bien évidemment lui reprocher d'être un joueur moyen de Ligue 1, ce qui pour beaucoup de supporters du club de la capitale veut dire qu'il n'a pas le niveau pour jouer à Paris (si on considère que le PSG vaut mieux que le milieu de tableau). On est probablement tous d'accord là-dessus ; sauf qu'on le savait avant qu'il ne signe au PSG.

 

La différence avec Sakho, c'est qu'il jouit d'une protection assez incompréhensible. Même lorsque la défense du PSG prend l'eau (c'est à dire souvent), il est épargné. Pourtant, la plupart du temps c'est bien lui le fautif, plus que Traoré ou Armand qui s'en prennent plein les dents. Alors j'entends dire que c'est normal, que Sakho est jeune, qu'il n'a que 20 ans, et que ce n'est pas à côté de chèvres comme Traoré qu'il va apprendre le métier. Mais quand Sakho qualifie Guingamp en Coupe de la Ligue en envoyant le ballon dans ses propres buts, c'est de la faute à Traoré ? Quand Sakho prend un rouge et offre la victoire à Lyon en venant sécher Gomis alors que le PSG menait 1-0, c'est toujours de la faute à Traoré ?

 

Au bout d'un moment, il faut être capable de prendre ses responsabilités. Et si Sakho en est là aujourd'hui, c'est que des personnes au sein du club le jugent capable de jouer en équipe première à 20 ans. Alors avant de se décharger sur ses comparses de la défense centrale, il faudrait d'abord se remettre en question à son sujet. Quand j'entends certains dire que c'est l'avenir de l'équipe de France, ça me fait doucement sourire. Pour l'instant la seule chose que j'ai vu de Sakho, c'est un gamin qui joue à faire des passements de jambes et des crochets dans sa propre surface de réparation. Qu'il commence d'abord par se montrer au niveau des attentes de son club, et pour l'équipe de France, on verra plus tard...

 

En attendant, Sakho (et Traoré, et Armand, et les autres) ont aujourd'hui l'occasion de rattraper un peu une saison qu'ils ont d'ores et déjà foiré. Ce soir, le PSG se rend à Marcel Picot (ça fait rêver) pour se piquer au mur nancéien concocté par Pablo Correa (prévoir de la neige). En parlant de mur, les supporters parisiens ne devraient pas être trop dépaysés, puisque la section qui leur est réservée en tribunes, en plus d'être isolée du reste du public nancéien, sera divisée en deux : Auteuil d'un côté, Boulogne de l'autre. Mais il faut se méfier, les mecs seraient toujours capable de se balancer des sièges dans la tronche par dessus la cloison... En tout cas, si jamais on s'emmerde sur le terrain, on pourra toujours se consoler en admirant le spectacle en tribune...

 

 

Sakho.jpg

Et encore, avec une simple mimine de Sakho à travers la figure,le journaliste du Parisien
peut s'estimer heureux : d'autres ont eu moins de chance...

 

 

 

Commenter cet article