La victoire à tout prix ?

Publié le par Bastien PYZ

 

 

Salut les p'tis clous, me revoilou. Après une semaine chargée, Transversale(s) est de retour (mais pas pour vous jouer un mauvais tour, je vous rassure). Au cours de cette semaine pour le moins agitée, j'ai vu tour à tour : l'OL, puis le Barça se faire sortir sans gloire de la Ligue des Champions (pour la finale rêvée Lyon-Barcelone, on repassera) ; Liverpool ruiner définitivement sa saison en ratant la dernière marche vers une finale d'Europa League ; Guingamp se rapprocher du National à grands pas, et le Stade Rennais passer officiellement à côté de l'Europe.

 

Une semaine de merde donc – vous l'aurez compris – couronnée, cerise sur le gâteau, par les aléas d'une connexion internet capricieuse, qui m'empêche désormais d'ajouter des photos à mes articles. Ah bon. En attendant mieux, on fera donc sans l'image pour l'instant. Pas d'image, et pas de débrief à froid des demi-finales de la Ligue des Champions non plus (on ne va pas remuer le couteau dans la plaie). Non, l'actualité de ce dimanche, c'est surtout cette série de matchs non pas truqués (quoique, à l'heure où des scandales éclatent concernant des matchs arrangés et des soupçons de corruption dans toute l'Europe du foot), mais en tout cas largement faussés.

 

Episode 1 : ce dimanche, Liverpool recevait Chelsea dans un match à la gloire du défunt Big Four (RIP). En cas de victoire, Liverpool pouvait continuer à rêver d'Europe. Mais aussi offrir sur un plateau un titre de champion à l'ennemi intime, Manchester United. En effet, les Red Devils sont toujours dans la course au titre après leur victoire à Sunderland, qui leur aurait permis de repasser en tête en cas de faux-pas de Chelsea à Anfield. Un 19ème titre – toujours envisageable – qui leur permettrait également de dépasser le record historique de Liverpool (18 titres), égalé l'an dernier. Ce qui explique pourquoi la moitié des supporters des Reds déclaraient dans un sondage avant match qu'ils préféraient voir leur équipe perdre contre Chelsea plutôt que Man U virer seul en tête au palmarès de la Premier League. Finalement, ceux-ci ont été entendu : Chelsea n'a pas tremblé, et Liverpool n'a pas donné l'impression d'avoir joué le coup à fond. Simple coïncidence... ou pas.

 

Car dans le même temps, un cas de figure similaire s'est produit en Italie. La Roma, vainqueur de Parme plus tôt dans l'après-midi, mettait la pression sur l'Inter, en déplacement quelques heures plus tard à... Rome, mais sur la pelouse de la Lazio cette fois. Alors certes, la Lazio – qui lutte pour le maintien cette année – est loin d'être l'équipe la plus effrayante d'Italie, et reste un adversaire largement à la portée des Intéristes. N'empêche, on attendait un peu plus de cette belle affiche, notamment de la part des Romains. La victoire de l'Inter paraît du reste tout à fait logique. Ce qui l'est moins, c'est l'attitude de bon nombre de supporters laziales, acquis à la cause milanaise le temps d'un match. Le motif est toujours le même : pas question d'offrir le scudetto au voisin et ennemi.

 

En Espagne enfin, on a encore eu droit à un nouveau cas suspect avec Villareal-Barça. Avant le coup d'envoi, les écharpes du Barça fleurissaient aux abords du Madrigal (tout comme celles de l'Inter dans les rues de Madrid...). Les fans des deux clubs, liés par une identité valenciano-catalane proche (donc anti-Real), et qui partagent la même vision du jeu, ne cachaient pas leur sympathie les uns pour les autres, certains supporters du Sous-marin jaune n'hésitant pas à s'afficher sous les couleurs blaugranas. Dans cette ambiance partagée, le Barça, même avec un Xavi sur une jambe, s'est imposé sans avoir à forcer son talent, au plus grand bonheur de tous. A part des Madrilènes peut-être.

 

La moralité de cette histoire, c'est qu'on se demande encore où est passée l'éthique du sport...

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