Les vacances des Bleus, épisodes 1, 2 & 3

Publié le par Bastien PYZ

 

Episodes 1, 2 et 3 : Les Bleus à la montagne (Tignes), Les Bleus à la plage (Tunisie), et Les Bleus à la plage 2 (la Réunion, suite)

 

Ces derniers jours, le programme de l'équipe de France ressemblait davantage au Club Med qu'à celui d'une sélection nationale réunissant les meilleurs joueurs de football professionnels de notre pays. Entre deux séances de décrassage ou de mise en place tactique tranquilles (certainement par crainte de surmenage, voire pire, de la blessure), les Bleus se sont offerts quelques belles tranches de vie, comme on dit. Il paraît que le groupe vit bien. C'est sûr qu'un petit séjour à la montagne en pension complète, avec buggy et balade à vélo, avant de rejoindre le luxueux 5 étoiles qui les attend en Afrique du Sud, ça renforce les liens.

 

william-gallas-s-est-fait-une-belle-frayeur-en-chutant-en-b.jpgAh bah forcément, elle va beaucoup moins bien marcher maintenant...

 

On peut d'ailleurs se poser des questions quant à l'utilité de telles activités. L'équipe de France prépare t-elle une Coupe du Monde de football, ou le Tour de France et les 24h du Mans ? On a aussi du mal à comprendre la cohérence d'un tel programme avec le mot d'ordre « blessure interdite ». A Tignes, William Gallas s'est envoyé en l'air au volant de son buggy, et aurait très bien pu ajouter un poignet fracturé ou une épaule luxée à son molet douteux sur son bilan de santé. Hier, sur les routes réunionaises, Anelka s'est offert un joli dérapage (in)contrôlé, et quelques sueurs froides, au guidon de sa bicyclette. Après le forfait de Lassana Diarra, un nouveau pépin physique contracté à l'entraînement serait une bien mauvaise nouvelle. Alors imaginez que Ribéry nous quite suite à une mauvaise chute lors de la séance d'escalade ou de descente en rappel...

 

En tout cas, l'essentiel est là : le groupe vit bien. Coupé du monde, aussi. On le sait, le mot d'ordre, c'est : ne pas se disperser, et se concentrer sur l'objectif sportif, sur le jeu (pas d'autographe donc, trop dangereux). Le groupe vit bien, mais les sourires, la bonne ambiance (et les blagues de Francky), on ne les voit pas de l'extérieur. Pourtant, un sourire, un autographe, un petit mot sympa, les supporters des Bleus ne demandent que ça. A la Réunion, l'attente était énorme de la part de français qui voyaient pour la première fois de leur vie leur équipe nationale « en vrai » et pas à la télé. Mais comme on dit, à événement exceptionnel, dispositif exceptionnel : plus de 700 policiers étaient mobilisés sur le parcours des Bleus. Pour éviter tout excès... de ferveur ?

 

On dit que les Bleus souhaitent se rapprocher de leur public. Ca commence par plus de proximité entre joueurs et supporters. Proximité, un terme incompatible avec ces grillages métalliques (à la limite du camp de concentration) et autres barrières de CRS qui marquent le parcours de la bande à Raymond. Sauf qu'au contraire d'un zoo, où les animaux sont parqués pour le plus grand plaisir des visiteurs, ici, la frontière sert à garantir un espace de liberté pour les joueurs, tout en restreignant celui des supporters. A l'évidence, on ne peut pas dire que l'opération séduction-communication-rachat (appelez ça comme vous voulez) de la bande à Raymond soit un franc succès...

 

Encore un qui va bien se faire chambrer au dîner...

 


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