Ligue 1, 20ème journée + Transversale(s) awards

Publié le par PYZ Bastien

 

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Lille 3-1 PSG

Décidément, les supporters parisiens sont très forts. On savait déjà que les ultras de la capitale n'étaient pas réputés pour leur « finesse d'esprit ». Et puis des bagarres entre supporters, ça arrive souvent (voir Grenoble – St-Etienne ci-dessous). Mais là où les parisiens innovent, c'est qu'à défaut de provocation de la part des supporters adverses, ils préfèrent se foutre sur la gueule entre eux à coups de fumigènes. On n'est jamais mieux servi que par soi-même comme on dit. Le tout à l'extérieur, histoire de donner une bonne image du club à la France entière. Tsss... Mais si on parle des tribunes, c'est surtout qu'il n'y a rien a se mettre sous la dent sur le terrain. Côté Lillois, on poursuit sa série affolante et on garde la même ligne de conduite : la prime de match, c'est à partir de trois buts inscrits. Quitte à ce que Balmont marque de la tête. Eh ouais, on est comme ça dans le Nord. En tout cas, si la Ligue 1 s'était inspiré du bonus offensif du Top 14, le LOSC serait déjà champion de France.

 

Le Mans 0-3 Lorient

Le retour gagnant de la journée, signé Olivier Monterrubio : une passe décisive sur corner, un but du gauche sur coup-franc (où Rodolphe Roche se fait pigeonner par l'aile de Camara) et un but du droit dans le jeu, ça fait 3-0. Le tout sur un terrain bien dégueulasse.

 

Rennes 1-1 Lens

Chaque année, c'est la même chose : Rennes évite de prendre trop d'avance pour pouvoir commencer sa remontée folle trop tard. Cette année, on a décidé de faire n'importe quoi dès le mercato : on parle notamment de Bangoura au Qatar seulement six mois après son arrivée en Bretagne. Pendant ce temps, Briand n'est toujours pas titulaire malgré son retour en forme olympique, et Antonetti a définitivement enterré Pagis après l'avoir fait espérer en Coupe de la Ligue, pour le fun. De son côté, Lens poursuit sa bonne série, entre victoires et matchs nuls, mais sans défaites.

 

Valenciennes 1-3 Toulouse

Gignac ne plante plus. Non, maintenant, il donne des caviars. C'est le jeune Tabanou qui est gâté, puisqu'il en met deux dans les filets du vieux Wimbée. Les Valenciennois avaient peut-être la tête ailleurs puisqu'on a appris le décès d'un des fidèles de Nungesser suite à un malaise cardiaque à quelques minutes du coup d'envoi. La nouvelle a beaucoup touché Eric Besnard, l'animateur du grand multifoot de Canal+, qui a déclaré avec une émotion non-dissimulée en apprenant la chose : OH LE BUT A RENNES ! Le tout sur une petite musique plutôt joviale pour une marche funèbre.

 

Monaco 2-0 Sochaux

Parfois, un grand gardien et un grand attaquant, ça suffit pour gagner des matchs. Ruffier assure derrière, Nenê fait le show devant. Un doublé que le brésilien dédicace aux nombreux supporters monégasques que l'ont devine massés devant leur écran géant. Pas celui du stade Louis II en tous cas.

 

Grenoble 1-2 Saint-Etienne

« Ca fait peur la connerie quand même... ». Les propos sont signés Stéphane Bré, l'arbitre du match. Et la connerie, c'est celle des supporters stéphanois, qui ont commencé le démantèlement du Stade des Alpes sans le consentement des CRS. Apparemment, les supporters parisiens font des émules. Résultat : match interrompu pendant un gros quart d'heure, des sièges qui volent, et protestation des spectateurs qui ont payé leur billet en place assise. Comme un symbole, c'est le revenant Loïc Perrin qui met son équipe sur les bons rails, avant de se blesser le weekend prochain ou cette semaine à l'entraînement. Le jeune Rivière double la mise. Varault marque contre son camp, hanté par le fantôme de Tavlaridis et frappé par la malédiction Sall / Bayall. Ljuboja manque l'immanquable, une déviation de la crête à un mètre du but. Comme dirait Pelé, Paillot a marqué un but, mais Air Janot l'a arrêté. Saint-Etienne se donne de l'air.

 

Montpellier 0-1 Nice

Une histoire de mains. Montano ouvre le score, de la main donc, comme si de rien n'était. La célébration de son but, devant une PS3 virtuelle, est tellement suspecte que l'arbitre se doute de quelque chose et annule le but. Sablé y va lui aussi de sa petite mimine aérienne, avec en prime une jolie note artistique. Les juges ne sont pourtant pas convaincus par le plongeon. Finalement, tout se joue sur une faute de main de gardien. David Ospina, dans le même souci de discrétion que ses prédécesseurs, relâche rapidement le ballon qu'il avait capté, ni vu ni connu. S'en suit un cafouillage monstre qui donne le seul but de la rencontre. Comme ne dirait pas Pelé, Montpellier a marqué un but, et Ospina ne l'a pas arrêté. Et comme je vous le disais dans la semaine, les arrivées de Civelli et Digard à Nice n'ont donc pas suffit...

 

Auxerre 0-0 Boulogne

Joker.

 

Nancy 0-2 Lyon

Un match qui s'est joué à pas grand chose. Un hors-jeu limite (mais sifflable) sifflé par l'arbitre pendant que Dia mettait le ballon au fond des filets, puis un raffut de Cris sur Dia dans la surface là-aussi sifflable mais cette fois pas sifflé, et pour finir un corner peu évident qui amène l'ouverture du score lyonnaise (j'ai l'impression que le drop de Gomis dans les tribunes n'est touché par aucun défenseur). Bis repetita sur le deuxième, pâle copie du premier sur corner de Bastos. Il faudra quand même autre chose contre le Real...

 

 

Transversale(s) awards

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A la mi-temps du grand multifoot de Canal+, Eric Besnard, directeur du service football, se réjouissait du quasi-monopole de la chaîne cryptée, qui a trusté presque tous les prix décernés par l'Equipe Mag aux meilleurs présentateurs et programmes sportifs.

Pourtant, il convient d'apporter quelques nuances à ce classement perfectible. C'est pourquoi je vous propose les Micros d'Or, un classement alternatif avec des catégories innovantes qui n'ont pas été retenues dans les critères d'évaluation de l'Equipe Mag.

 


Scoop d'Or :
Eric Besnard himself, qui veut nous faire croire que le championnat se joue à la 20ème journée en nous balançant un classement live à chaque but inscrit.

Bafouille d'Or : Olivier « Rouillé », pour son interprétation très libre des patronymes de joueurs (le lorientais Koscielny s'est encore transformé en un semblant de « Kocechny » ce soir)

Bouffon d'Or : Laurent Paganelli, pour ses interview encore plus insipides que celles de Daniel Lauclair. On laissera son accoutrement vestimentaire douteux de côté pour cette fois.

Fossoyeur d'Or : Pierre Ménès, qui enterre définitivement ceux qui se dressent sur son passage dans le Canal Football Club.

Magnétiseur d'Or : Jacques Santini, pour sa manière sa capacité à hypnotiser le spectateur dans le Onze d'Europe. Surtout, ne croisez pas son regard, il pourrait y avoir de terribles conséquences...

Prix d'interprétation masculine : Vincent Radureau, en VO dans le Onze d'Europe pour les matchs de Premier League anglaise. L'accent british du présentateur français passe beaucoup moins bien que celui d'un vrai british, le seul et unique Darren Tulett.

Meilleur second rôle féminin : Isabelle Moreau, pour sa présence passive au Canal Football Club. Certainement une histoire de cotas.



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