Ligue 1 : Saint-Etienne, revenu de nulle part

Publié le par Bastien PYZ

 

Hier, à l'occasion de la 8ème journée de Ligue 1, Lyon s'est fait bouger sur le synthétique de Nancy, mais repart avec les trois points (victoire 3-2) et en profite pour passer devant son adversaire du soir. Bordeaux a assuré l'essentiel face à Lorient, grâce au fameux joueur qui marque contre son ancien club, Mickaël Ciani, qui ne sait d'ailleurs marquer que des buts d'anthologie (remember the Madjer vs. Bayern). Auxerre, attaché aux valeurs du terroir, s'est plié à la coutume qui veut que les adversaires d'Arles-Avignon viennent faire le plein de points et soigner leur différence de buts en Provence (4-0). Brest n'a pas traversé la France du nord-ouest au sud-est pour rien (victoire 1-0 à Monaco). Le RC Lens version 2010-2011 ressemble de plus en plus à celui de la saison 2008-2009 (celle de la descente en L2), après une nouvelle claque à Sochaux, qui pratique le tarif maison (3-0). Enfin, Valenciennes est venu à bout du Stade Malherbe El-Arabi (2-1).

 

Mais la grosse affiche de la journée, c'était bien sûr le Saint-Etienne – Marseille de 21h. L'actuel leader de la Ligue 1 face au champion de France en titre, voilà une affiche qui promettait, et qui n'a pas déçu. Le tout dans une ambiance des grands soirs, entre les deux kops des Verts qui se répondaient (Magic Fans d'un côté, Green Angels de l'autre), et un parcage visiteur plein à craquer, comme c'est souvent le cas lorsque l'OM est en déplacement.

 

Et qui dit ambiance Premier League, dit intensité Premier League : sur le terrain, aucun temps mort, de quoi rappeler de mauvais souvenirs à l'OM, qui s'était fait manger quatre jours plus tôt à Chelsea. Cette fois, les Olympiens ont soutenu la comparaison et s'en tirent avec match nul plutôt logique. Un point qui satisfait en tout cas tout le monde, à en croire les sourires sur les visages des deux camps à la fin du match, même si les Verts, pas vraiment aidés par l'arbitrage (but de Gignac sur un dégagement contré par l'arbitre Stéphane Bré, et pénalty oublié sur un fauchage de Payet par Taïwo), auraient mérité de l'emporter, tant ils ont été séduisants dans le jeu.

 

Avec un minimum de recul, on a encore du mal à comprendre comment le Saint-Etienne agonisant des dernières saisons se retrouve aujourd'hui propulsé sur le devant de la scène. Evidemment, la griffe Galtier est passée par là. Le recrutement aussi a été judicieux. Laurent Battles a retrouvé une 36ème jeunesse. Jérémie Janot est arrivé à maturité et a arrêté les conneries (les spider-parades), ce qui ne l'empêche pas d'aller chercher des ballons au niveau des toiles d'araignées (cf. la frappe de Kaboré). Bayall, Monsoreau et Bocanegra sont devenus de bons défenseurs (Tavlaridis – Benalouane, RIP). Dimitri Payet, qui semblait condamné à jouer le maintien chaque année (Nantes, puis Sainté), se prend pour Ronaldinho avec ses passes aveugles, et se paye le luxe d'être convoqué en équipe de France avec Matuidi. Loïc Perrin se permet d'enchaîner trois matchs sans se blesser.

 

Ce que l'on retient au final, c'est la confirmation d'une surprise stéphanoise qui commence à ne plus en être une. Sainté renoue avec ses plus grandes heures de gloire, la jeune génération découvre enfin ce qu'elle ne pensait plus voir un jour : une équipe de Saint-Etienne qui gagne. Pendant longtemps, les années se sont suivies et se sont ressemblées, et entre lutte contre la relégation et bataille pour la remontée (ascenseur L1-L2), les supporters ont mangé leur pain noir, pendant que le rival lyonnais écrivait son histoire. Aujourd'hui, l'histoire est en train de reprendre son cours « normal ».

 

S'il ne fallait retenir qu'une chose, c'est cette image du vieux moustachu nostalgique de la grande époque en train de sauter et chanter aux côtés du jeune qui n'était même pas né lorsque Saint-Etienne était en finale de coupe d'Europe 1976. Et l'Europe, il se pourrait bien que les Verts la retrouvent la saison prochaine, quand l'OL sera peut-être en train de se renseigner sur le prix de la Playstation...

 

St-E.jpgFight Night 2010, exclusivement sur Playstation

 

 

 

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