Ligue des Champions : c'est (presque) fini pour l'OM

Publié le par Bastien

 

Pour cette 5ème et avant-dernière journée de phase de poule, le bilan des clubs français est on ne peut plus mitigé : une victoire, un nul et une défaite.

 

Commençons par le vilain petit canard du jour : l'OL (qui jouait en fait hier), qui s'est incliné 1-0 sur la pelouse de la Fiorentina. Un résultat qui permet d'y voir plus clair dans un groupe où tout est joué : Debrecen rentre à la maison, Liverpool gagnera peut-être un titre cette année puisque les Reds joueront en Europa League, tandis que Lyonnais et Florentins sont qualifiés pour les 8èmes de finale de la Ligue des Champions. La seule incertitude, c'est de savoir dans quel ordre. La première place du groupe se jouera lors de la dernière journée (Lyon – Debrecen, Liverpool – Fiorentina). L'OL devra faire le métier à la maison et espérer un faux-pas de la Fiorentina et un sursaut d'orgueil de Liverpool. Chose que les Lyonnais auraient pû s'éviter en faisant un résultat à Florence, par exemple... Surtout qu'ils savent mieux que personne l'importance de finir en tête de sa poule pour bénéficier d'un bon tirage au sort pour les 8èmes. Mais on retiendra que le plus important est assuré : la qualification.


Comme dirait Jean-Mimi, il lui a mis dans le zig, et il est parti dans le zag...



Deuxième qualifié : Bordeaux. Mais à la différence de Lyon, les Girondins sont eux bel et bien assurés de la première place du groupe. Grâce à une victoire nette et propre, 2-0 contre la Juve. Deux buts signés Fernando et Chamakh. Sur coups de pied arrêtés bien sûr... What else ? Pas grand chose, si ce n'est que c'est le champion de France en titre qui s'en sort le mieux, dans un groupe composé de la Juve et du Bayern : chapeau les artistes, et rendez-vous en 8èmes.


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Ce qui ne sera probablement pas le cas des Marseillais. L'OM avait besoin de « faire un résultat » pour entretenir l'espoir. 1-1 à San Siro face au Milan (buts de Boriello et Lucho), ça ressemble sur le papier à une belle opération. Pourtant, les Marseillais pourront nourrir de gros regrets, après avoir fait jeu égal avec les Rossoneri, et surtout après avoir touché du bois à deux reprises (une barre brandaesque pour Brandao, un poteau pour Diawara). L'histoire retiendra que Deschamps a ressorti Ben Arfa du placard pour le dernier quart d'heure de jeu. Une entrée intéressante qui relance pour la énième fois le débat autour de l'avenir du futur-ex grand espoir du football français à l'OM. Reste que ce match nul est tout sauf une bonne affaire pour l'OM, bien que TF1 tente de nous faire croire le contraire (faut bien vendre l'OM-Real diffusé lors de la dernière journée). En effet, les olympiens devront soit taper le Real par au moins quatre buts d'écart au Vélodrome ; soit « simplement » battre le Real (1-0 sur un but d'Heinze à la 93ème face à son ancien club par exemple) et espérer dans le même temps que Milan ne gagne pas à Zurich. Que l'OM crée la sensation face au Real (je ne parle pas de leur enfiler quatre buts), on ne sait jamais. Mais que Milan se ramasse une seconde fois face à Zurich, là j'y crois plus trop...



Des regrets, des regrets, toujours des regrets...



En tout cas, avec ou sans Marseillais, le football français est assuré d'avoir au minimum deux représentants lors de la phase finale, et c'est ça qui est bon. On voyait les Lyonnais en-dessous du niveau des septuples champions de France cette année : il n'en n'est rien. On s'attendait à une lutte sans merci pour les deux premières places du groupe entre Bordeaux, la Juve et le Bayern : Bordeaux a écrasé sa poule « fingers in the nose », ou presque. On pensait les Marseillais morts dès le tirage au sort de ce groupe de la mort avec le Real et le Milan : l'OM est toujours vivant. En sursis, mais bien vivant. On croisera les doigts pour eux lors de la dernière journée, et on suivra Bordeaux et Lyon le plus longtemps possible. Jusqu'au samedi 22 mai prochain à Santiago Bernabéu, Madrid, par exemple...



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