Ligue des Champions : des Français et des buts

Publié le par Bastien PYZ

 

Bodmer

Bodmer, Mathieu (FRA). Note technique : 3/10. Note artistique : 8/10. Amplitude : 6/10

 

 

 Lyon 3-1 Bordeaux

 

Eh ben c'était plutôt pas mal pour un match entre deux équipes habituées à se rencontrer en Ligue 1 et qui se connaissent sur le bout des doigts. On aurait pu s'attendre à un match fermé, on a eu tout le contraire. L'esprit Ligue des Champions a bien plané au dessus de Gerland, même si la saveur pour les non-supporters de Bordeaux ou de l'OL, assis le cul entre deux chaises, n'était pas la même que lors d'une opposition entre un français et un gros d'Europe.

 

Passons l'épisode de la loterie des maillots (Lyon en bleu, Bordeaux en rouge et blanc, à croire qu'il y a un toss dans les vestiaires pour choisir les tenues) ; ça ne sert à rien de se répéter, et à la fin on finit presque par s'y habituer. L'information principale, c'est que Puel nous avait sorti deux surprisounettes de sa botte secrète : un petit Bastos de derrière les fagots (la punition pour Govou, c'est pour mieux te dresser mon enfant). Mais la sensation, c'est surtout qu'au coup d'envoi, point de Boumsong, et pas plus de Toulalan en défense centrale : le Bodmer est dans le pré.

 

Et j'ai encore envie de dire : coaching gagnant pour Puel. Et un vrai choix réfléchi de l'entraîneur lyonnais cette fois, contrairement au match du Real, où Puel avait été contraint de réajuster son effectif par la force des choses à la mi-temps (blessures de Boumsong et Makoun), ce qui avait fait pencher la balance en faveur de l'OL. Bodmer, resté aux avant-postes suite à un coup-franc foireux de Pjanic, est impliqué sur le premier but de Lisandro, en parfaite fouine des surfaces : deux tirs (celui-ci + le pénalty en fin de match), deux cadrés, deux buts. Bastos profite quant à lui des centimètres manquants à Trémoulinas pour marquer un but à la Bastos. Le dindon de la farce dans tout ça s'appelle Sidney Govou, puni de ses déclarations contre son club de toujours, et qui ne jouera pas le match retour non-plus puisqu'il a réussi à récolter un carton jaune éliminatoire. Mais de toutes façons, l'OL ne perd pas au change avec Delgado.

 

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Du côté de Bordeaux, c'est pas la joie. Quatre jours après la défaite en finale de la Coupe de la Ligue, les Girondins pourrait bien tout perdre dans le money time – un peu comme Chelsea est en train de le faire en Angleterre. Et si la défaite de samedi face à l'OM était « anecdotique », celle-ci est plus inquiétante. Bordeaux a encore encaissé trois buts. Certes, il n'y avait pas Planus ni Alou Diarra. Mais il y avait quand même un international (Carrasso), un néo-international (Ciani), un futur international (Trémoulinas), un ex-futur international (Chalmé), et un mec pas vilain du tout comme Sané – peut-être un peu trop jeune, un peu trop inexpérimenté et un peu trop tendre pour ce genre de match, dira t-on. N'empêche, la défense du champion de France en titre a montré d'inquiétants signes de faiblesse. Dommage, car en attaque, Chamakh et Gourcuff étaient en forme. Un but pour le premier – de la tête évidemment (de toutes façons à Bordeaux, c'est soit ça, soit les coups-de-pied arrêtés) ; une passe déc' pour le second (avec au passage un bel enrhumage devant les faucheuses Toulalan et Bastos, imité quelques minutes plus tard par Trémoulinas de l'autre côté) ; et quelques mouvement collectifs intéressants.

 

Après coup, on se dit tout de même que le score final paraît lourd pour les Girondins, qui malgré leurs errances en défense, se sont procurés quasiment autant d'occasions franches que les Lyonnais. Le pénalty très généreux accordé à l'OL pour une main totalement involontaire de Chalmé (la tête tournée à 180° par rapport au ballon), pourrait peser lourd dans la balance au moment de faire les comptes. Trois buts à un, ça risque d'être dur à remonter, car Bordeaux devra marquer au moins deux buts pour se qualifier. Les Girondins pourront éventuellement se consoler en se disant que Lisandro et Govou seront absents au retour. En ce qui me concerne, je m'en balance un peu, du moment qu'il y ait des buts, et que Gourcuff, Lloris ou Toulalan ne se blessent pas...

 

 

Les matchs dans le match

 

Cissokho / Trémoulinas

Parmi les quelques internationaux potentiels présents sur la pelouse deux Gerlands, Domenech a du garder un oeil attentif sur la confrontation à distance entre deux candidats à une place d'arrière gauche de secours derrière Evra à la Coupe du Monde. On a souvent loué la qualité de centre du Bordelais, meilleur passeur du championnat de France, qui l'a encore confirmé. Mais on l'a aussi vu très fébrile derrière, comme toute la défense girondine (absences au marquage, passes & contrôles ratés). Mais surtout, il se troue complètement sur le but de Bastos (Cissokho, avec quelques centimètres en plus, aurait fait l'affaire...). Le Lyonnais justement, a fait un match correct en défense, et a répondu aux centres de Trémou par des contres-attaques éclaires. C'est notamment lui qui provoque le pénalty très discutable pour le troisième but. Sur ce match, avantage Cissokho donc (même si j'ai quand même un petit faible pour Trémou).

 

Lloris / Carrasso

Un match qui n'en est pas vraiment un puisque Lloris évolue parfois sur une autre planète. Mardi soir, c'était donc du grand Lloris, qui nous a sorti une parade « Gordon-Banks style » sur une reprise à bouts portants de Chamakh, une autre sur une Madjer de Gouffran, en plus de quelques autres interventions décisives, et des sorties aériennes beaucoup plus sereines qu'avant. Carrasso n'a pas à rougir de son match pour autant. Il a même évité la catastrophe à son équipe en première mi-temps en remportant son 1 contre 1 devant Delgado, à un moment où Bordeaux était à deux doigts (ceux de Carrasso en fait) de sombrer. Mais tant que Lloris reste à son meilleur niveau, y'a pas photo...

 

Toul-Cuff

 

 

 

 

 

 

 

Le match de TF1

 

C'est une constante sur la Une : même quand le match n'est pas terrible, on ne s'ennuit jamais avec notre équipe de joyeux-drilles favorite.

Le coup d'envoi est donné par Bixente Lizarazu, de retour pour remplacer Wenger – qui avait pour ainsi dire, autre chose à faire ce mardi soir (comme préparer un ¼ de finale de Ligue des Champions face à la meilleure équipe du monde par exemple). En découvrant la composition des équipes et la défense girondine remaniée, Liza évoque la « blessuce de Planus ». Lapsus révélatus ?

Plus tard dans le match, Christian Jean-Pierre, admiratif de tout ce qui est blanc, qui joue à Lyon et en équipe de France, déclare sa flamme à Hugo Lloris. Ca nous change de Toulalan.

Enfin, avec deux Basques et un Toulousain, on ne pouvait y échapper : la traditionnelle référence au ballon oval, avec une comparaison entre les buteurs au rugby et les tireurs de coup-francs au foot. Pas très judicieuse tout de même : Liza – décidément en grande forme – s'indigne que Gourcuff ne frappe pas tous les coup-francs en équipe de France. C'est sûr qu'en en frappant dix dans le match, il y a au moins une chance qu'il en réussisse un...

 

 

Les autres matchs

 

Puyol

 

 

 

 

 

 

 

 

Arsenal 2-2 FC Barcelone

Arsenal revient de très loin face à Barcelone. Menés 0-2 après deux buts « de gamins » d'Ibrahimovic, dixit Arsène Wenger (qui se permet de dire ce que Patrice Evra n'avait pas le droit de dire), les Gunners ont complètement renversé la vapeur. Grâce à l'entrée de Walcott d'abord, puis à un pénalty de Fabregas suite à une faute très discutable de Puyol, qui a en plus pris un rouge au passage. Piqué a quant à lui pris un jaune qui le privera également du retour, ce qui veut dire que le Barça recevra au Camp Nou sans sa défense centrale titulaire. Probablement l'occasion de revoir Abidal en défense centrale, de bon augure pour l'équipe de France qui a peut-être perdu Gallas (claquage du mollet). Au passage, Henry a reçu un hommage vibrant de la part de son ancien public à son entrée en jeu, et n'a strictement servi à rien sur le terrain. En tout cas, quand on vous dit que le football, ça peut aller vite, d'un côté comme de l'autre...

 

 

Ribéry3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bayern Munich 2-1 Manchester United

Le come-back de la semaine. Le Bayern, mené 0-1 sur son terrain après à peine deux minutes de jeu, a su résister à la machine Manchester United dans un premier temps, puis revenir au score grâce à un coup-franc (dévié) de « Kaiser Franz » Ribéry, avant de prendre l'avantage dans les dernières minutes par Olic. Le parfait remake de la finale 1999; où Manchester avait tué le Bayern en inscrivant deux buts dans les dernières minutes. Sauf que cette fois, il y aura une revanche à Old Trafford dans quinze jours. Je garde donc toujours ma petite piècette sur United, même sans Rooney, absent de trois à quatre semaine en raison d'une entorse de la cheville contractée sur l'action qui amène le deuxième but du Bayern.

 

 

Milito

 

 

 

 

 

 

 

 

Inter Milan 1-0 CSKA Moscou

On prédisait un match facile pour l'Inter, qui a hérité de l'équipe que tout le monde voulait rencontrer en ¼ de finale. Pourtant, ce fut loin d'être une partie de plaisir pour le champion d'Italie face au CSKA Moscou. La faute à un gardien, Akinfeev, qui ne devrait plus rester très longtemps en Russie, et à un manque d'inspiration offensive en première mi-temps. Les Intéristes ont malgré tout assurés le service minimum grâce à leur buteur Diego Milito. Il faudra désormais gérer sur la pelouse synthétique de Moscou dans quinze jours. C'est pas gagné d'avance...

 

 

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