Martin Palermo ira t-il à la Coupe du Monde ?

Publié le par Bastien PYZ

 

Martin Palermo est une énigme pour la science. L'attaquant emblématique des Boca Juniors vient de pulvériser le record de buts marqués sous le maillot jaune et bleu, en inscrivant ses 219 et 220èmes buts pour son club de coeur contre l'Arsenal Sarandi. Malgré la saison très délicate que vit Boca, son compteur buts affiche 14 unités, et pourrait encore évoluer à cinq matchs de la fin du championnat.  

 

 

martin_palermo.jpg 220 buts pour Boca, truc de ouf 

 

 

Mais si Palermo est un véritable dieu vivant pour les supporters de Boca, on ne peut pas vraiment en dire autant hors des frontières de son pays. Fort de sa réputation à l'échelle locale et nationale, Palermo a attiré les sirènes de nombreux recruteurs européens. C'est finalement Villareal qui a décroché le pompon en 2002, croyant signer le buteur du siècle. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que le bilan du goleador argentin est mitigé sur le vieux continent.

 

Palermo s'est construit une solide réputation de chat noir. En fêtant un but pour Villareal devant ses supporters sur la pelouse de Levante, Palermo provoque l'effondrement d'une tribune, sous laquelle sa jambe est écrasée. Une grave blessure qui compromet son avenir du côté du sous-marin jaune, et le début de la fin de sa courte carrière sur le vieux continent. Il croise alors le chemin de Riquelme – dont l'arrivée à Villareal coïncide à peu de choses près avec son départ –, et tente de se relancer avec le Bétis Séville en 2003, puis au Deportivo Alaves, en vain. En sélection, ça ne va pas mieux : Palermo réussi l'exploit de rater trois pénaltys dans le même match face à la Colombie. Le buteur ne marque plus, sa carrière est au fond du trou.

 

Depuis, Palermo s'est largement rattrapé. De retour au pays, il affole à nouveau les compteurs. Son palmarès en club force l'admiration, avec notamment une Coupe Intercontinentale acquise en 2000 aux dépends du Real Madrid, deux Copa Libertadores (équivalent sud-américain de la Ligue des Champions), et plusieurs titres de Champion d'Argentine, ainsi que de nombreuses distinctions individuelles. Tout ça sous un seul et unique maillot, celui des Boca Juniors.

 

Mais surtout, il a trouvé une seconde jeunesse en sélection. Banni depuis son triple-pénalty raté, Palermo a su retrouver grâce aux yeux du nouveau sélectionneur, Diego Maradona, autre légende de la Bombonera, le stade mythique de Boca. Il a ensuite mis tout le pays à ses pieds, en offrant la qualif' pour le Mondial grâce à un but inespéré, inscrit face au Pérou à la 93ème minute. Le tout sous le déluge du stade Monumental, antre de River Plate, l'ennemi juré de Boca, à la plus grande joie d'un Maradona en transe. Palermo ne compte que dix sélections en équipe d'Argentine, mais six buts inscrits malgré tout, soit plus d'un but tous les deux matchs.

 

Cela suffira t-il à faire de lui un sélectionnable potentiel pour la prochaine Coupe du Monde ? Oui, à en croire son plus fervent supporter, Diego Maradona, qui estime ses chances de faire partie des 23 heureux à 80% à l'heure actuelle.

 

Reste que la concurrence sur le front de l'attaque albiceleste est tout bonnement démentielle. Dans le désordre, les nommés sont : Messi, Tevez, Aguerro, Diego Milito, Higuain, voire Lavezzi, Lisandro, ou encore Di Maria, le joueur de Benfica, nouveau chouchou de Maradona. Les places seront très chères, d'autant plus qu'à 36 ans, le poids des ans commence à se faire sentir dans les pattes du géant argentin. Le problème est sensiblement le même que celui de son pote de toujours, Juan Roman Riquelme. De Boca Juniors à Villareal en passant par la sélection argentine, les deux trajectoires se ressemblent à s'y méprendre. Et le retour en fanfare de Riquelme en sélection n'avait pas été un franc succès.

 

Malgré cela, Palermo a l'avantage de présenter un profil atypique en sélection, qui tranche parfaitement avec celui de ses compères de l'attaque. Un profil de buteur né, renard des surfaces, excellent joueur de tête. Lent, mais efficace. Tiens tiens, ça me rappelle Trezeguet tout ça...

 

 

3 pénaltys ratés dans le même match :

 

Effondrement tribune Levante-Villareal :

 


But Argentine-Pérou à la 93ème :

 

But de la tête de 40 mètres vs. Velez Sarsfield :

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article