Après la violence, le racisme
Alors que tout le monde reste sous le choc de la mort brutale de Brice Taton, ce supporter toulousain sauvagement agressé dans les rues de Belgrade, le monde du football en rajoute une couche et fait preuve une nouvelle fois de toute l'étendue de la bêtise dont il peut faire l'objet.
Cette fois-ci, il s'agit de racisme, fléau récurrent et non-moins détestable que la violence dans le football. Dans la rubrique faits divers d'aujourd'hui, deux tristes événements qui deviennent presque quotidien et banals (n'est-ce pas cela le plus grave au bout du compte ?).
Le premier, ce sont ces tags à caractère raciste qui ont empêché la tenue du match de CFA prévu à Roanne entre le FC Faubourg Clermont et Villefranche-sur-Saône.
Le deuxième, c'est ce communiqué du club de Créteil Bébel, qui a refusé de jouer face au PFG (Paris Foot Gay) sous prétexte que le caractère homosexuel de ceux-ci ne correspond pas aux convictions et aux principes religieux de l'équipe dont les joueurs se revendiquent « musulmans pratiquants ».
Alors je n'ai jamais été partisan (pas celui de Belgrade) des clubs formés sur la base du regroupement communautaire, étant donné qu'une des vocations du foot est justement de réunir des personnes d'origines sociales ou culturelles différentes sous un même maillot et une même passion. Mais là, ça dépasse vraiment les limites de l'entendement dans ce que le foot peut faire de pire. Le foot est censé rassembler, voilà qu'il divise.
De plus, le PFG se défend de cette vocation communautariste, précisant que le club « est ouvert à tous, hétéros comme homos, heureux de lutter ensemble contre les préjugés et les discriminations », et qu' « au sein de l'équipe se côtoient des blacks, des blancs, des beurs, toutes religions confondues ». Visiblement, c'est loin d'être le cas partout...

Cachez ce sceau que je ne saurais voir...