Un week-end pas comme les autres : Auxerre leader du championnat de France, un classico devenu plastico, et des histoires de rectum

Publié le par Bastien

 

L'affaire Thierry Henry et l'abattage médiatique autour de la qualification capilotractée des Bleus ont laissé plus de traces qu'il n'y paraît. A moins que ce ne soit le dérèglement climatique et le refroidissement de la planète avec l'hiver qui approche à petits pas (pas Noël).

Pourtant en Ligue 1, c'était bel et bien Noël avant l'heure, mais pas pour tout le monde. Une journée où le leader et champion de France en titre (Bordeaux) s'incline à domicile face à une équipe qui lutte contre la relégation depuis son retour parmi l'élite (Valenciennes) – qui plus est sur un but de Samassa ; une journée où le co-détenteur du pire début de championnat de l'histoire du foot (Grenoble) gagne son deuxième point d'affilée face à la meilleur équipe française de la décennie (Lyon) ; et une journée où une équipe de « tarlouzes » (Auxerre) prend la tête du championnat, n'est définitivement pas une journée normale.

 

 

Non, vous ne rêvez pas

 

 

On n'a pas vu arriver les Auxerrois, et pour être tout à fait honnête, personne ne les attendait à pareil niveau. Si on avait questionné les supporters auxerrois en début de saison sur la plus forte probabilité entre l'éternel retour de papa Guy Roux au club, ou retrouver l'AJA leader à la 14ème journée, la première option l'aurait emporté à une écrasante majorité.

Après avoir égalé le record de Manchester United (douze défaites consécutives en championnat), Grenoble se sent pousser des ailes. Et ce n'est pas le voisin lyonnais, septuple champion de France et d'ores et déjà qualifié pour les 8èmes de finale de la Ligue des Champions, qui effraye les Blue Devils. Deuxième point glané en deux matchs, c'est officiel : Grenoble joue le titre.

Valenciennes, c'est la grosse surprise presque aussi surprenante qu'Auxerre. Valenciennes, c'est aussi et surtout une histoire de flair. Celui du coach tout d'abord : Philippe Montanier, débarqué cet été en provenance du voisin et promu Boulonnais. 180 kilomètres d'est en ouest pour entraîner une équipe d'un niveau sensiblement similaire, beaucoup s'étonnent d'un tel transfert. Pourtant, les résultats donnent raison à Montanier : aujourd'hui, Valenciennes est 6ème à la porte de l'Europe et pas seulement de Bruxelles), Boulogne est 18ème et relégable. Le flair, c'est aussi le recrutement des joueurs. VA a réussi un grand coup en faisant venir le gardien nantais Guy N'Dy – Assembé, et un très grand coup en transformant un mauvais coup (Mamadou Samassa) en bonne affaire.

Mais si la 14ème journée de Ligue 1 a été celle de toutes les surprises, il fallait tout de même compter sur les deux vilains petits canards que sont l'OM et le PSG pour respecter la tradition du grand match qui n'en n'est pas un (qui n'en n'a jamais été un ?). Le « classico » (devenu « plastico » dixit le Moscato Show sur RMC), s'est tenu vendredi dans la plus grande indifférence, relégué au 36ème plan par l'affaire Henry. Mais à la différence de France – Irlande, Marseillais et Parisiens sont finalement parvenus à trouver une date pour rejouer ce match décalé, sur le terrain cette fois. La date retenue en disait long sur la qualité du spectacle proposé : le vendredi, c'est Ligue 2. 45 premières minutes et un but d'un ancien parisien contre le PSG (Heinze) plus tard, Eugène Saccomano entre en scène. Sur les ondes d' RTL, le père des commentateurs footballistiques français (même de Thierry Roland) manifeste son admiration envers les supporters marseillais en reprenant leurs chants dans une envolée lyrique dont il a le secret : « Paris, Paris, on... t'embrace ». Toujours en référence aux poètes du Stade Vélodrome, Sacco parle ensuite de « sodomisation généralisée » pour décrire le spectacle de désolation offert par les acteurs de ce « plastico ».


                                                                           En Marseillais dans le texte


Pour rester dans le Louis-Nicolin-parler, tout ceci m'amène à ouvrir de manière assez exceptionnelle une petite parenthèse sur le championnat d'Argentine. Juste pour signaler que Lanus a explosé le Colon de Santa Fé. N'y voyez là aucun sous-entendu de mauvais goût de ma part, la coïncidence ne saurait être que fortuite...  

Mais les spectateurs d' OM-PSG ou les joueurs de Colon ne sont pas les seuls à avoir eu mal aux fesses ce week-end. On notera que le FC Nantes Atlantique, pensionnaire de L2 aspirant à la L1, s'est aussi pris une bonne fessée 0-3 à Concarneau, pensionnaire de CFA2, pour le compte du septième tour de la Coupe de France.

En Angleterre, pire qu'une fessée, c'est une véritable déculotée (communément appelée branlée) qu'ont subit les joueurs de Wigan à Tottenham. Score final : 9-1 pour les Spurs. Oui oui, vous avez bien lu : 9-1, et un quintuplé pour Jermain Defoe. Comme quoi, 10 buts dans le même match, ça arrive plus souvent qu'on ne le pense. Et ça tombe bien, car les 5-5 et les 9-1, c'est comme l'agneau de nos terroirs : c'est meilleur quand c'est souvent.





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bastien 23/11/2009 20:01


Les joueurs de Wigan ont décidé de rembourser de leur propre poche les supporters qui ont fait le déplacement à Tottenham. Les supporters grenoblois auraient demandé de se faire rembourser leur
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